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  • Le 7 septembre, le jury de la Mostra de Venise a décerné le prix d’interprétation masculine à Luca Marinelli pour son rôle renversant de marin-écrivain dans Martin Eden, l'adaptation du roman de Jack London par Pietro Marcello.
Sur la lagune, l’assurance avec laquelle il recevait sa récompense laissait à peine transparaître l’émoi, teinté d’effroi, qui fut le sien quand il se jeta à l’eau. « En 2016, j’ai pleuré à la vision de Bella e Perduta, le précédent film de Pietro », raconte Marinelli. Le Romain semble retrouver ses vertiges mariniers : l’anneau qu’il a à l’oreille droite tremblote fébrilement, ses sandales dansent la tarentelle, au sol. « J’ai commencé à projeter une énergie vers ce réalisateur, je voulais travailler avec lui. Il se trouve que London fait partie, avec Stevenson, de ces écrivains aventuriers qui me fascinent… Alors quand, un an et demi plus tard, Pietro m’a appelé, j’étais aux anges. Cette expérience m’a bouleversé. »
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Luca Marinelli sur le tournage du film « Martin Eden », en 2019. Photo : Francesca Errichiello
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#LucaMarinelli #MartinEden
  • Le 7 septembre, le jury de la Mostra de Venise a décerné le prix d’interprétation masculine à Luca Marinelli pour son rôle renversant de marin-écrivain dans Martin Eden, l'adaptation du roman de Jack London par Pietro Marcello. Sur la lagune, l’assurance avec laquelle il recevait sa récompense laissait à peine transparaître l’émoi, teinté d’effroi, qui fut le sien quand il se jeta à l’eau. « En 2016, j’ai pleuré à la vision de Bella e Perduta, le précédent film de Pietro », raconte Marinelli. Le Romain semble retrouver ses vertiges mariniers : l’anneau qu’il a à l’oreille droite tremblote fébrilement, ses sandales dansent la tarentelle, au sol. « J’ai commencé à projeter une énergie vers ce réalisateur, je voulais travailler avec lui. Il se trouve que London fait partie, avec Stevenson, de ces écrivains aventuriers qui me fascinent… Alors quand, un an et demi plus tard, Pietro m’a appelé, j’étais aux anges. Cette expérience m’a bouleversé. » - Luca Marinelli sur le tournage du film « Martin Eden », en 2019. Photo : Francesca Errichiello - #lucamarinelli #martineden
  • 4505 24 18 hours ago
  • En novembre 2014, la petite ville kurde de Kobané à la frontière turco-syrienne, assiégée par les djihadistes, avait ému le monde et précipité dans son ciel des avions occidentaux. Le partenariat militaire entre les Forces démocratiques syriennes et la coalition menée par les États-Unis noué alors avait, dans les années qui ont suivi, débarrassé le Nord-Est syrien de l’organisation Etat islamique. Mais le temps des victoires est révolu.
Devant l’incapacité de leurs alliés occidentaux à les défendre contre la Turquie et de ses miliciens islamistes, les FDS ont dû laisser entrer le régime de Bachar Al-Assad, qui n’attendait que cela.
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1 : Des femmes pleurent à l'hopital de Derik, en Syrie, le 12 octobre.
2 : Massoud a eu le ventre perforé par un bombardement turc. Il est soigné aux urgences de l’hopital Faraman, à Kamechliyé.
3 : Environ 250 civils ayant fui le Kurdistan syrien attendent au poste frontière pour rejoindre l’Irak, à Samalka (Syrie), le 12 octobre.
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Photos : Laurence Geai (@laurencegeai) #PourLeMonde
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#Syrie #Kurdes
  • En novembre 2014, la petite ville kurde de Kobané à la frontière turco-syrienne, assiégée par les djihadistes, avait ému le monde et précipité dans son ciel des avions occidentaux. Le partenariat militaire entre les Forces démocratiques syriennes et la coalition menée par les États-Unis noué alors avait, dans les années qui ont suivi, débarrassé le Nord-Est syrien de l’organisation Etat islamique. Mais le temps des victoires est révolu. Devant l’incapacité de leurs alliés occidentaux à les défendre contre la Turquie et de ses miliciens islamistes, les FDS ont dû laisser entrer le régime de Bachar Al-Assad, qui n’attendait que cela. - 1 : Des femmes pleurent à l'hopital de Derik, en Syrie, le 12 octobre. 2 : Massoud a eu le ventre perforé par un bombardement turc. Il est soigné aux urgences de l’hopital Faraman, à Kamechliyé. 3 : Environ 250 civils ayant fui le Kurdistan syrien attendent au poste frontière pour rejoindre l’Irak, à Samalka (Syrie), le 12 octobre. - Photos : Laurence Geai (@laurencegeai) #pourlemonde - #syrie #kurdes
  • 3277 137 20 hours ago
  • La « priorité » du gouvernement britannique est la sortie, le 31 octobre, du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), a déclaré lundi 14 octobre Elizabeth II au Parlement, la souveraine se faisant la voix du premier ministre, Boris Johnson, au moment où les négociations pour parvenir à un accord de Brexit sont dans leur dernière ligne droite.
« Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d’un nouveau partenariat avec l’Union européenne sur la base du libre-échange et d’une coopération amicale », a réaffirmé la monarque de 93 ans, s’exprimant pour M. Johnson, comme il est de tradition à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire.
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La reine Elizabeth II après son discours au Parlement, le 14 octobre. Photo : Richard Pohle (@pohlepix) / Pool via Reuters (@reuters)
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#Brexit
  • La « priorité » du gouvernement britannique est la sortie, le 31 octobre, du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), a déclaré lundi 14 octobre Elizabeth II au Parlement, la souveraine se faisant la voix du premier ministre, Boris Johnson, au moment où les négociations pour parvenir à un accord de Brexit sont dans leur dernière ligne droite. « Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d’un nouveau partenariat avec l’Union européenne sur la base du libre-échange et d’une coopération amicale », a réaffirmé la monarque de 93 ans, s’exprimant pour M. Johnson, comme il est de tradition à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire. - La reine Elizabeth II après son discours au Parlement, le 14 octobre. Photo : Richard Pohle (@pohlepix) / Pool via Reuters (@reuters) - #brexit
  • 4753 41 1 day ago
  • J’ai 10 ans, Bidon, Jamais content, Ultra moderne solitude, C’est déjà ça, Foule sentimentale, Allô maman bobo… Ses chansons poétiques et mélancoliques, sur les musiques de son compagnon de création Laurent Voulzy, ont valu à Alain Souchon, en quarante-cinq années de carrière, neuf Victoires de la musique. A 75 ans il sort le 18 octobre, un nouvel album studio, "Ame fifties" avant une série de concerts. Cette semaine, le chanteur populaire raconte sa rencontre décisive avec Laurent Voulzy, le succès, mais aussi ses blessures et ses doutes.
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Alain Souchon à Paris, le 17 novembre 2014. Photo : Frédéric Stucin (@fredstucin) / Pasco (@pascoandco)
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#france #musique #album
  • J’ai 10 ans, Bidon, Jamais content, Ultra moderne solitude, C’est déjà ça, Foule sentimentale, Allô maman bobo… Ses chansons poétiques et mélancoliques, sur les musiques de son compagnon de création Laurent Voulzy, ont valu à Alain Souchon, en quarante-cinq années de carrière, neuf Victoires de la musique. A 75 ans il sort le 18 octobre, un nouvel album studio, "Ame fifties" avant une série de concerts. Cette semaine, le chanteur populaire raconte sa rencontre décisive avec Laurent Voulzy, le succès, mais aussi ses blessures et ses doutes. - Alain Souchon à Paris, le 17 novembre 2014. Photo : Frédéric Stucin (@fredstucin) / Pasco (@pascoandco) - #france #musique #album
  • 3003 26 1 day ago
  • La foule en liesse a célébré jusque tard dans la soirée de dimanche 13 octobre, au cœur de Tunis, l’élection à la tête de l’Etat tunisien d’une figure atypique : Kaïs Saïed, 61 ans, enseignant en droit constitutionnel et théoricien de la démocratie directe. Dans un moment chargé d’émotion, le héros de la soirée, les larmes aux yeux, a enlacé et embrassé le drapeau tunisien avant de s’adresser à la presse. « L’époque de la soumission est finie, nous venons d’entrer dans une nouvelle étape de l’histoire », a-t-il déclaré.
A l’issue d’une campagne riche en rebondissements, Kaïs Saïed arrive très largement en tête du second tour de l’élection présidentielle, selon les instituts de sondage Sigma et Emrhod, qui le créditent respectivement de 76,9 % et 72,5 % des suffrages exprimés. Il bat ainsi sans ambiguïté aucune son concurrent, le magnat de la télévision Nabil Karoui.
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Kaïs Saïed à l'annonce des résultats, le 13 octobre à Tunis. Photo : Fethi Belaid (@Zoubeir Souissi
) / AFP (@afpphoto)
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#Tunisie #KaisSaied
  • La foule en liesse a célébré jusque tard dans la soirée de dimanche 13 octobre, au cœur de Tunis, l’élection à la tête de l’Etat tunisien d’une figure atypique : Kaïs Saïed, 61 ans, enseignant en droit constitutionnel et théoricien de la démocratie directe. Dans un moment chargé d’émotion, le héros de la soirée, les larmes aux yeux, a enlacé et embrassé le drapeau tunisien avant de s’adresser à la presse. « L’époque de la soumission est finie, nous venons d’entrer dans une nouvelle étape de l’histoire », a-t-il déclaré. A l’issue d’une campagne riche en rebondissements, Kaïs Saïed arrive très largement en tête du second tour de l’élection présidentielle, selon les instituts de sondage Sigma et Emrhod, qui le créditent respectivement de 76,9 % et 72,5 % des suffrages exprimés. Il bat ainsi sans ambiguïté aucune son concurrent, le magnat de la télévision Nabil Karoui. - Kaïs Saïed à l'annonce des résultats, le 13 octobre à Tunis. Photo : Fethi Belaid (@zoubeir Souissi
) / AFP (@afpphoto) - #tunisie #kaissaied
  • 4987 33 1 day ago
  • Moins de sucre, des colorants naturels et des produits de saison uniquement. La pâtisserie moderne revient au naturel et casse les codes du dessert sans sacrifier les saveurs. Un quatre-quarts pour un goûter d’enfants. Une tarte aux pommes pour un dessert du dimanche. Un gâteau au chocolat pour un dîner de copains. Une pavlova fruitée pour un jour de fête. Un crumble et des compotes en cas de cueillette prodigue. Et des cookies, financiers, muffins ou sablés par-ci par-là, improvisés au gré des envies, autant pour se changer les idées que pour égayer l’ordinaire, ­vider le placard et le frigo ou réconforter un ado déprimé. Manier le fouet et la maryse, casser et séparer les œufs, peser et tamiser la farine, faire fondre du chocolat, préparer un caramel, pétrir une pâte à tarte, éplucher et découper les fruits… Autant de gestes simples pour transformer des produits bruts : voilà qui semblait tout ce qu’il y a de plus naturel. Pourtant, le naturel, dans le même temps, avait un peu foutu le camp dans la sphère pâtissière professionnelle. Surenchère dans la sophistication des créations, exigences de productivité et de rentabilité financière, suprématie de l’esthétique… pour toutes ces raisons, un vent chargé de poudres diverses (colorants, additifs, aliments lyophilisés…) s’est largement engouffré dans les laboratoires pâtissiers pendant deux décennies, au mépris de l’authenticité, de la saisonnalité, de la santé, voire du goût parfois.
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photo : Changki Chung (@changki_chung) / #PourLeMonde
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#cuisine #patisserie #gourmandise
  • Moins de sucre, des colorants naturels et des produits de saison uniquement. La pâtisserie moderne revient au naturel et casse les codes du dessert sans sacrifier les saveurs. Un quatre-quarts pour un goûter d’enfants. Une tarte aux pommes pour un dessert du dimanche. Un gâteau au chocolat pour un dîner de copains. Une pavlova fruitée pour un jour de fête. Un crumble et des compotes en cas de cueillette prodigue. Et des cookies, financiers, muffins ou sablés par-ci par-là, improvisés au gré des envies, autant pour se changer les idées que pour égayer l’ordinaire, ­vider le placard et le frigo ou réconforter un ado déprimé. Manier le fouet et la maryse, casser et séparer les œufs, peser et tamiser la farine, faire fondre du chocolat, préparer un caramel, pétrir une pâte à tarte, éplucher et découper les fruits… Autant de gestes simples pour transformer des produits bruts : voilà qui semblait tout ce qu’il y a de plus naturel. Pourtant, le naturel, dans le même temps, avait un peu foutu le camp dans la sphère pâtissière professionnelle. Surenchère dans la sophistication des créations, exigences de productivité et de rentabilité financière, suprématie de l’esthétique… pour toutes ces raisons, un vent chargé de poudres diverses (colorants, additifs, aliments lyophilisés…) s’est largement engouffré dans les laboratoires pâtissiers pendant deux décennies, au mépris de l’authenticité, de la saisonnalité, de la santé, voire du goût parfois. - photo : Changki Chung (@changki_chung) / #pourlemonde - #cuisine #patisserie #gourmandise
  • 6259 51 2 days ago
  • Arrivé dans l’indifférence du milieu culturel il y a un an rue de Valois, le ministre de la culture, Franck Riester, apparaît comme un homme à l’écoute, qui se contente de mettre en œuvre les projets de la présidence.
Nommé le 16 octobre 2018, le successeur de Françoise Nyssen se dit « frappé par l’intensité du job ». De la loi Notre-Dame au projet de réforme de l’audiovisuel public, de la directive européenne sur le droit d’auteur à la création d’un Centre national de la musique, des déplacements en France et à l’étranger aux inaugurations d’expositions et soirées spectacle ou concert, il juge sa nouvelle fonction chronophage. Mais Franck Riester n’ira pas jusqu’à s’en plaindre car il avait, assume-t-il, « le désir profond » d’être à ce poste.  Mais si la nomination de Françoise Nyssen avait reçu un accueil bienveillant du monde de la culture et suscité beaucoup d’attentes avant de tourner à la bérézina, celle de Franck Riester a été vécue avec une certaine indifférence. « Il n’était pas attendu alors qu’elle l’était trop », résume le producteur de spectacles macroniste Jean-Marc Dumontet. « Il est sympathique, franc, consciencieux, mais un peu lisse », liste un bon connaisseur du secteur culturel. En « bon soldat de la macronie », comme le décrivent plusieurs acteurs culturels, Franck Riester donne parfois l’impression d’un ministre « sous tutelle ». « Macron trouve que la première qualité de Riester, c’est de ne pas faire de bruit et de ne pas prendre l’espace », décrypte un poids lourd de la majorité.
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 Franck Riester dans son bureau au ministère de la Culture, à Paris le 4 octobre
 photo: Ludovic Carème (@ludovic_careme) / #PourLeMonde
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#france #societe #politique #ministre #culture
  • Arrivé dans l’indifférence du milieu culturel il y a un an rue de Valois, le ministre de la culture, Franck Riester, apparaît comme un homme à l’écoute, qui se contente de mettre en œuvre les projets de la présidence. Nommé le 16 octobre 2018, le successeur de Françoise Nyssen se dit « frappé par l’intensité du job ». De la loi Notre-Dame au projet de réforme de l’audiovisuel public, de la directive européenne sur le droit d’auteur à la création d’un Centre national de la musique, des déplacements en France et à l’étranger aux inaugurations d’expositions et soirées spectacle ou concert, il juge sa nouvelle fonction chronophage. Mais Franck Riester n’ira pas jusqu’à s’en plaindre car il avait, assume-t-il, « le désir profond » d’être à ce poste. Mais si la nomination de Françoise Nyssen avait reçu un accueil bienveillant du monde de la culture et suscité beaucoup d’attentes avant de tourner à la bérézina, celle de Franck Riester a été vécue avec une certaine indifférence. « Il n’était pas attendu alors qu’elle l’était trop », résume le producteur de spectacles macroniste Jean-Marc Dumontet. « Il est sympathique, franc, consciencieux, mais un peu lisse », liste un bon connaisseur du secteur culturel. En « bon soldat de la macronie », comme le décrivent plusieurs acteurs culturels, Franck Riester donne parfois l’impression d’un ministre « sous tutelle ». « Macron trouve que la première qualité de Riester, c’est de ne pas faire de bruit et de ne pas prendre l’espace », décrypte un poids lourd de la majorité. - Franck Riester dans son bureau au ministère de la Culture, à Paris le 4 octobre
 photo: Ludovic Carème (@ludovic_careme) / #pourlemonde - #france #societe #politique #ministre #culture
  • 2792 34 2 days ago
  • Après « Downton Abbey », Elizabeth McGovern sera au casting de la série « La Guerre des mondes », prochainement sur Canal +.
Elle pose en silence, attentive aux suggestions du photographe. Ni agent ni assistante personnelle à ses côtés, plutôt rare pour une comédienne américaine. On commence à parler de son hobby, la musique, de ces troquets minuscules et bruyants de l’Ouest londonien où elle s’est produite ces dernières années pour y chanter ses propres textes. Après avoir gratté la guitare et écrit seule, longtemps, et après la rencontre de quelques musiciens professionnels qui la poussent vers la scène il y a plus de dix ans, Elizabeth McGovern, 58 ans, a commencé à se produire… « là où on nous acceptait ». Mais monter sur ce type de planches l’effraie tant qu’elle se crée ce personnage, Sadie, qui représentera sa part de « courage ». Alors qu’elle fait l’actrice à Londres ou aux Etats-Unis (théâtre, cinéma, télévision), Sadie, elle, est la part d’elle qui n’a peur de rien, se moque qu’on l’apprécie ou pas, n’a pas à se montrer experte ou professionnelle. « La seule exigence que je me suis fixée, c’est que mes chansons reflètent qui je suis. J’ai le sentiment d’avoir consacré ma vie à incarner au cinéma la vision de quelqu’un d’autre, à personnifier une vision d’homme en général : la parfaite petite amie, puis la parfaite épouse et mère, et maintenant la parfaite grand-mère, comme si c’était ma “spécialité”. Avec la musique, au moins, je ne représente pas ce que l’on attend de moi. C’est tellement libérateur ! »
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Au bar du Shangri-La Hotel, le 30 septembre, à Paris. Photo: Frédéric Stucin (@fredstucin) / #PourLeMonde
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#unaperoavec #cinéma #musique
  • Après « Downton Abbey », Elizabeth McGovern sera au casting de la série « La Guerre des mondes », prochainement sur Canal +. Elle pose en silence, attentive aux suggestions du photographe. Ni agent ni assistante personnelle à ses côtés, plutôt rare pour une comédienne américaine. On commence à parler de son hobby, la musique, de ces troquets minuscules et bruyants de l’Ouest londonien où elle s’est produite ces dernières années pour y chanter ses propres textes. Après avoir gratté la guitare et écrit seule, longtemps, et après la rencontre de quelques musiciens professionnels qui la poussent vers la scène il y a plus de dix ans, Elizabeth McGovern, 58 ans, a commencé à se produire… « là où on nous acceptait ». Mais monter sur ce type de planches l’effraie tant qu’elle se crée ce personnage, Sadie, qui représentera sa part de « courage ». Alors qu’elle fait l’actrice à Londres ou aux Etats-Unis (théâtre, cinéma, télévision), Sadie, elle, est la part d’elle qui n’a peur de rien, se moque qu’on l’apprécie ou pas, n’a pas à se montrer experte ou professionnelle. « La seule exigence que je me suis fixée, c’est que mes chansons reflètent qui je suis. J’ai le sentiment d’avoir consacré ma vie à incarner au cinéma la vision de quelqu’un d’autre, à personnifier une vision d’homme en général : la parfaite petite amie, puis la parfaite épouse et mère, et maintenant la parfaite grand-mère, comme si c’était ma “spécialité”. Avec la musique, au moins, je ne représente pas ce que l’on attend de moi. C’est tellement libérateur ! » - Au bar du Shangri-La Hotel, le 30 septembre, à Paris. Photo: Frédéric Stucin (@fredstucin) / #pourlemonde - #unaperoavec #cinéma #musique
  • 2644 24 2 days ago
  • Sous le couvert dense de la forêt de Sandarmokh, en Carélie,  noyée dans les fougères, la métaphore paraît particulièrement bien choisie : « Ici, on n’a pas installé de mémoriaux. Ils ont poussé », chuchote Irina Flige, présidente de la branche pétersbourgeoise de l’ONG Memorial. Elle désigne la végétation sombre où seules percent de petites taches de couleur – modestes portraits fixés sur le tronc des immenses pins de Carélie, frêles croix de bois plantées dans le parterre de mousse épaisse, surmontées d’un toit à la manière du Nord russe. Ici, dans les bois de Carélie, à la frontière avec la Finlande, on a beaucoup tué. En 1937-1938, au plus fort de la Grande Terreur stalinienne, Sandarmokh fut un lieu d’exécution important. Environ 9 000 personnes y furent fusillées, enterrées dans 236 fosses communes qui, quatre-vingts ans plus tard, façonnent encore le paysage. Ces trente dernières années, les ossements ont été exhumés et identifiés. Sandarmokh est un concentré du système répressif et cannibale soviétique. En octobre 1937 y furent transportés puis exécutés 1 111 détenus des îles Solovki, le premier camp du goulag, situé dans la mer Blanche ; on y trouve aussi, surreprésentés, les membres des minorités nationales de l’empire soviétique (Ukrainiens en tête, Caréliens, Finnois, Baltes, Géorgiens, Arméniens…) ; des travailleurs du chantier du canal de la mer Blanche, le Belomorkanal, qui passe à quelques encablures, furent également assassinés à cet endroit. Peu à peu, à mesure que le destin des victimes émergeait des archives, leurs descendants sont arrivés. Chacun a honoré, comme il le voulait, dans une harmonieuse anarchie, la mémoire de son disparu. Qui en clouant un petit portrait à un arbre, qui en érigeant une croix. Plusieurs centaines de modestes monuments parsèment les bois, rappels émouvants des destins brisés dans l’anonymat de la forêt.
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Dans les bois de Sandarmokh, en Carélie, un mémorial improvisé pour les victimes des purges de Staline. Photo: Maria Turchenkova (@mariaturchenkova)
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#russie #memoire
  • Sous le couvert dense de la forêt de Sandarmokh, en Carélie, noyée dans les fougères, la métaphore paraît particulièrement bien choisie : « Ici, on n’a pas installé de mémoriaux. Ils ont poussé », chuchote Irina Flige, présidente de la branche pétersbourgeoise de l’ONG Memorial. Elle désigne la végétation sombre où seules percent de petites taches de couleur – modestes portraits fixés sur le tronc des immenses pins de Carélie, frêles croix de bois plantées dans le parterre de mousse épaisse, surmontées d’un toit à la manière du Nord russe. Ici, dans les bois de Carélie, à la frontière avec la Finlande, on a beaucoup tué. En 1937-1938, au plus fort de la Grande Terreur stalinienne, Sandarmokh fut un lieu d’exécution important. Environ 9 000 personnes y furent fusillées, enterrées dans 236 fosses communes qui, quatre-vingts ans plus tard, façonnent encore le paysage. Ces trente dernières années, les ossements ont été exhumés et identifiés. Sandarmokh est un concentré du système répressif et cannibale soviétique. En octobre 1937 y furent transportés puis exécutés 1 111 détenus des îles Solovki, le premier camp du goulag, situé dans la mer Blanche ; on y trouve aussi, surreprésentés, les membres des minorités nationales de l’empire soviétique (Ukrainiens en tête, Caréliens, Finnois, Baltes, Géorgiens, Arméniens…) ; des travailleurs du chantier du canal de la mer Blanche, le Belomorkanal, qui passe à quelques encablures, furent également assassinés à cet endroit. Peu à peu, à mesure que le destin des victimes émergeait des archives, leurs descendants sont arrivés. Chacun a honoré, comme il le voulait, dans une harmonieuse anarchie, la mémoire de son disparu. Qui en clouant un petit portrait à un arbre, qui en érigeant une croix. Plusieurs centaines de modestes monuments parsèment les bois, rappels émouvants des destins brisés dans l’anonymat de la forêt. - Dans les bois de Sandarmokh, en Carélie, un mémorial improvisé pour les victimes des purges de Staline. Photo: Maria Turchenkova (@mariaturchenkova) - #russie #memoire
  • 2762 19 3 days ago
  • Les routards qui parcouraient la planète à pied et à peu de frais, courbés sous un sac à dos, ont réinventé la roue. Car le tour du monde, ou d’un bout du monde, en six mois, une année ou plusieurs, s’effectue désormais à bicyclette. Ce rêve contemporain de vélodyssée draine les foules, depuis une décennie, dans les festivals du voyage à vélo : 1 500 visiteurs en un week-end de janvier à Vincennes (Val-de-Marne), 4 000 en trois jours au Vél’osons de Chambéry (Savoie)… Il fait aussi les beaux jours des magazines comme Carnets d’aventure, dont les ventes ont grimpé en 2018 de 30 %, ou comme le trimestriel 200, vieux d’à peine cinq ans, qui s’écoule à 26 000 exemplaires. Alain Puiseux, aux commandes, « passe pas mal de temps à refuser des récits ».
Car il s’en trouve des milliers sur le Net, dans une infinité de blogs, une surenchère de kilomètres parcourus, de pays traversés, de journées passées à pédaler… Au sein de groupes Facebook qui enflent (7 600 membres pour Voyageurs & voyageuses à vélo, 27 000 pour Voyage à vélo), se discutent les avantages comparés des cadres en acier ou en aluminium, des roues à moyeu dynamo ou des lampes rechargeables, des sacoches Ortlieb ou Vaude… Pour les itinéraires, le guide Lonely Planet est venu à la rescousse, avec Le Monde à vélo, en novembre 2017.
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Kamila Hammond et Sylvain Leurent sont partis de Paris en août 2018 pour un parcours de deux ans en vélo à travers le monde. Ils traversent actuellement le continent américain et prévoit de se rendre ensuite en Nouvelle-Zélande, dans le sud-est asiatique et à Madagascar. Ici, Kalima filtre de l’eau au Parc Huascaran, au Pérou, le 7 septembre. Photo : World Foodorama (@world.foodorama)
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#velo #voyage #bickpack #traveladdict  #travelbybike
  • Les routards qui parcouraient la planète à pied et à peu de frais, courbés sous un sac à dos, ont réinventé la roue. Car le tour du monde, ou d’un bout du monde, en six mois, une année ou plusieurs, s’effectue désormais à bicyclette. Ce rêve contemporain de vélodyssée draine les foules, depuis une décennie, dans les festivals du voyage à vélo : 1 500 visiteurs en un week-end de janvier à Vincennes (Val-de-Marne), 4 000 en trois jours au Vél’osons de Chambéry (Savoie)… Il fait aussi les beaux jours des magazines comme Carnets d’aventure, dont les ventes ont grimpé en 2018 de 30 %, ou comme le trimestriel 200, vieux d’à peine cinq ans, qui s’écoule à 26 000 exemplaires. Alain Puiseux, aux commandes, « passe pas mal de temps à refuser des récits ». Car il s’en trouve des milliers sur le Net, dans une infinité de blogs, une surenchère de kilomètres parcourus, de pays traversés, de journées passées à pédaler… Au sein de groupes Facebook qui enflent (7 600 membres pour Voyageurs & voyageuses à vélo, 27 000 pour Voyage à vélo), se discutent les avantages comparés des cadres en acier ou en aluminium, des roues à moyeu dynamo ou des lampes rechargeables, des sacoches Ortlieb ou Vaude… Pour les itinéraires, le guide Lonely Planet est venu à la rescousse, avec Le Monde à vélo, en novembre 2017. - Kamila Hammond et Sylvain Leurent sont partis de Paris en août 2018 pour un parcours de deux ans en vélo à travers le monde. Ils traversent actuellement le continent américain et prévoit de se rendre ensuite en Nouvelle-Zélande, dans le sud-est asiatique et à Madagascar. Ici, Kalima filtre de l’eau au Parc Huascaran, au Pérou, le 7 septembre. Photo : World Foodorama (@world.foodorama) - #velo #voyage #bickpack #traveladdict #travelbybike
  • 3529 35 3 days ago
  • L’équipementier français a confirmé la fermeture du site vendéen d’ici à la fin 2020. Face au plan de sauvegarde de l’emploi prévu par Michelin, les syndicats annoncent vouloir poursuivre la bataille pour conserver la pérennité de leur usine. Certains regards sont hagards. D’autres sont emplis d’une rage sourde. A 8 h 45, jeudi 10 octobre, les 619 salariés du géant du pneumatique français ont collectivement encaissé le message qu’ils craignaient d’entendre. En raison des « difficultés du marché » et « d’une concurrence exacerbée », la direction leur a annoncé qu’ils perdraient leur emploi « d’ici à la fin 2020 ». « En vingt minutes à peine, ils nous ont dit : “Merci vous pouvez rentrer chez vous” », lance dans un calme paradoxal, Frédéric, vingt-deux ans d’ancienneté sur le site de La Roche-sur-Yon. En écho à la colère des mots, sur le parking de l’usine, des « Michelins » montent une petite pyramide de pneus usagés, consolidée à coup de palettes de chantier. Une fumée acre noircit la zone industrielle de la route de Nantes. Un stand s’installe sur le parking et les langues se délient.
Du côté de l’équipementier français, l'annonce a été faite, en fin de matinée et par voie de communiqué, de la mise en place d’une enveloppe de provisionnement de 120 millions d’euros donnant ainsi « la possibilité à chaque salarié concerné de rester au sein de l’entreprise en France ». Dans ce même document, Michelin assure également qu’il n’y aurait « pas d’impact [de cette décision] pour les salariés des autres usines françaises ». Ce dont doutent fortement les syndicats.
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Un ouvrier de l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon, en Vendée, manifeste après l’annonce de la fermeture du site, fin 2020, jeudi 10 octobre. Photo : Loic Venance (@loicvenance) / AFP (@afpphoto)
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#france #societe #michelin
  • L’équipementier français a confirmé la fermeture du site vendéen d’ici à la fin 2020. Face au plan de sauvegarde de l’emploi prévu par Michelin, les syndicats annoncent vouloir poursuivre la bataille pour conserver la pérennité de leur usine. Certains regards sont hagards. D’autres sont emplis d’une rage sourde. A 8 h 45, jeudi 10 octobre, les 619 salariés du géant du pneumatique français ont collectivement encaissé le message qu’ils craignaient d’entendre. En raison des « difficultés du marché » et « d’une concurrence exacerbée », la direction leur a annoncé qu’ils perdraient leur emploi « d’ici à la fin 2020 ». « En vingt minutes à peine, ils nous ont dit : “Merci vous pouvez rentrer chez vous” », lance dans un calme paradoxal, Frédéric, vingt-deux ans d’ancienneté sur le site de La Roche-sur-Yon. En écho à la colère des mots, sur le parking de l’usine, des « Michelins » montent une petite pyramide de pneus usagés, consolidée à coup de palettes de chantier. Une fumée acre noircit la zone industrielle de la route de Nantes. Un stand s’installe sur le parking et les langues se délient. Du côté de l’équipementier français, l'annonce a été faite, en fin de matinée et par voie de communiqué, de la mise en place d’une enveloppe de provisionnement de 120 millions d’euros donnant ainsi « la possibilité à chaque salarié concerné de rester au sein de l’entreprise en France ». Dans ce même document, Michelin assure également qu’il n’y aurait « pas d’impact [de cette décision] pour les salariés des autres usines françaises ». Ce dont doutent fortement les syndicats. - Un ouvrier de l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon, en Vendée, manifeste après l’annonce de la fermeture du site, fin 2020, jeudi 10 octobre. Photo : Loic Venance (@loicvenance) / AFP (@afpphoto) - #france #societe #michelin
  • 2125 33 4 days ago
  • Marina Hands a mille milliards de regrets. Mais qu'a-t-elle à regretter ? Son César pour Lady Chatterley (2006), de Pascale Ferran, et d’avoir joué pour Claude Miller, Guillaume Canet ou Pascal Thomas ? Son Molière pour Actrice, de Pascal Rambert, et d’avoir été dirigée par Klaus Michael Grüber, Patrice Chéreau ou Luc Bondy ? Ou son prix d’interprétation féminine au festival Séries Mania pour Mytho, écrite par Anne Berest et Fabrice Gobert (sur Arte, à partir du jeudi 10 octobre), tout en étant cette année sur France 2 (avec Zone blanche, où elle fait une arrivée remarquée en deuxième saison) et sur France 3, dans un épisode de Capitaine Marleau avec Corinne Masiero. Non, bien sûr, son regret, c’est de n’avoir pas eu « les épaules pour la rébellion ». Pas assez tôt, pas assez vite. « D’avoir été une enfant sage, d’avoir voulu être une bonne fille… ».
Marina Hands se raconte, et lorsqu’elle réfléchit elle frotte le bout de son nez. Elle se livre sans manière, cherche l’échange, espère la confiance, même si on sent bien, quelque part tout au fond, un petit coin inatteignable, fermé à double tour. Question de survie.
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Marina Hands et son chien Miki, à Paris, le 23 septembre. Photo : Remy Artiges / #PourLeMonde
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#culture #cinéma #série
  • Marina Hands a mille milliards de regrets. Mais qu'a-t-elle à regretter ? Son César pour Lady Chatterley (2006), de Pascale Ferran, et d’avoir joué pour Claude Miller, Guillaume Canet ou Pascal Thomas ? Son Molière pour Actrice, de Pascal Rambert, et d’avoir été dirigée par Klaus Michael Grüber, Patrice Chéreau ou Luc Bondy ? Ou son prix d’interprétation féminine au festival Séries Mania pour Mytho, écrite par Anne Berest et Fabrice Gobert (sur Arte, à partir du jeudi 10 octobre), tout en étant cette année sur France 2 (avec Zone blanche, où elle fait une arrivée remarquée en deuxième saison) et sur France 3, dans un épisode de Capitaine Marleau avec Corinne Masiero. Non, bien sûr, son regret, c’est de n’avoir pas eu « les épaules pour la rébellion ». Pas assez tôt, pas assez vite. « D’avoir été une enfant sage, d’avoir voulu être une bonne fille… ». Marina Hands se raconte, et lorsqu’elle réfléchit elle frotte le bout de son nez. Elle se livre sans manière, cherche l’échange, espère la confiance, même si on sent bien, quelque part tout au fond, un petit coin inatteignable, fermé à double tour. Question de survie. - Marina Hands et son chien Miki, à Paris, le 23 septembre. Photo : Remy Artiges / #pourlemonde - #culture #cinéma #série
  • 1807 5 4 days ago